AFFAIRE YIRGOU: LE CISC EN SIT-IN LE 10 JANVIER PROCHAIN

Pour commémorer l’an 1 de l’affaire Yirgou où, en début d’année 2019, des hommes de l’ethnie peulh ont été tués par des Koglweogo en réponse à l’assassinat du Chef de Yirgou et de certains membres de sa famille, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), entend tenir un sit-in le 10 janvier 2020 à Ouagadougou.

Pour ce drame que le CISC qualifie de « génocide à Yirgou », les conférenciers du jour ont rappelé que le problème n’a pas commencé aujourd’hui. Des interpellations ont été faites aux autorités pendant que « la question n’était pas à grande échelle », à en croire le CISC. « Il y a bien eu génocide à Yirgou, les choses ont été programmées », insiste Assan Diallo, personne ressource et président d’honneur du CISC.

En rappel, le drame de Yirgou a fait 49 morts selon un bilan officiel du gouvernement. Selon le procureur chargé de l’affaire, il y a eu une cinquantaine de morts dans ce drame. Mais, selon le CISC, il y a eu 210 morts. « Les chiffres avancés par le CISC sont le fruit de collecte de données auprès des femmes des victimes, qui ont témoigné du meurtre de leurs maris, précisant la manière de l’exécution : égorgé ou fusillé », justifie Daouda Diallo, président du CISC.

«Je n’ai jamais entendu que les peulhs ont attaqué d’autres personnes, ce sont les peulhs qui sont toujours attaqués. Les autres ne sont pas plus Burkinabè que les peulhs», assène Assan Diallo.

Les déplacés de l’affaire Yirgou se plaignent…

"Les déplacés (dans l’affaire Yirgou) se plaignent de plus en plus. Il y a beaucoup de départ, à la recherche d’une prise en charge meilleure. Le CISC interpelle le ministre de l’action sociale sur la question", soutient Daouda Diallo qui, selon certaines informations distillées sur les réseaux, aurait reçu des "menaces de mort". "Les menaces sont réelles mais les choses sont entre de bonnes mains parce que l’autorité s’est saisie de la question", a confirmé l’intéressé.

Source: Minute.bf