Lutte contre les inégalités sociales: Alpha Barry partage l'expérience du Burkina Faso à Addis-Abeba.

Lutte contre les inégalités sociales: Alpha Barry partage l'expérience du Burkina Faso à Addis-Abeba.

Le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération séjourne à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, dans le cadre de la 33e Session du Sommet des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine. En marge de cette importante rencontre Alpha Barry a pris part, ce samedi 08 février 2020, à un panel de haut niveau sur la problématique des inégalités en Afrique. Ce panel organisé par Oxfam a permis à Alpha Barry de partager l'expérience du Burkina Faso en matière de lutte contre les inégalités devant de nombreuses personnalités dont le président Sierra-Leonais Julius Mazda Bio. Il a notamment fait mention des politiques du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et de son gouvernement dans la réduction des inégalités dans différents domaines. Dans le domaine de la santé, le chef de la diplomatie a cité l'accouchement gratuits, de même les soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans, expliquant que c'est une façon de réduire inégalités entre les populations pauvres et celles qui ont plus de moyens. Il également fait cas des filets sociaux qui ont été engagés et mis en place pour permettre aux populations vulnérables d'avoir plus de revenus. Les efforts de réduction des inégalités, selon le ministre Alpha Barry, c'est aussi la politique ''zéro corvée d'eau'' qui permet aux populations rurales d'avoir accès à l'eau potable.
Les participants au panel ont salué les efforts du gouvernement burkinabè pour la réduction des inégalités, l'exhortant à poursuivre.

Situation en Libye et au Sahel: Roch Marc Christian Kaboré appelle le Conseil de Paix et de Sécurité à plus de fermeté

- L’Union africaine doit franchir le rubicon.

(Addis-Abeba, 08 février 2020. TU +3). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel, à l’issue de la rencontre du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine tenue ce soir à Addis-Abeba, a fait le point de son intervention, à la presse.
Pour le président Kaboré, les avis convergent vers le fait que la situation en Lybie a été la source du redéploiement et l’épicentre du terrorisme dans la région sahélienne. Il a relevé l’impératif pour l’Afrique de s’impliquer fortement dans la crise libyenne, et que l’UA assume sa responsabilité.
Il a de ce fait demandé au Conseil de Paix et de Sécurité de prendre des engagements fermes, pour que l’Afrique soit plus engagée, et apporte sa contribution à la résolution de ce problème de terrorisme. « On peut dire que ça ne concerne que le Sahel et les pays du bassin du Lac Tchad. Ces pays constituent la digue, une fois qu’ils sont déboulonnés, cela va entraîner un envahissement du terrorisme dans l’ensemble de l’Afrique » avertit le président du Faso.
Roch Marc Christian Karobé a rappelé que le terrorisme est un phénomène international, nécessitant une solidarité beaucoup plus rapprochée, aussi bien régionale, sous-régionale qu’internationale. Il s’est ainsi félicité de l’engagement pris par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à travers un appui financier.
En ce qui concerne l’UA, le président en exercice du G5 Sahel a appelé à plus d’actions. « Au niveau de l’Union africaine, il y a des soutiens qui sont certainement politiques pour le moment. Mais nous pensons qu’il faut franchir ce rubicon. L’heure nest pas à faire des déclarations, il faut que nous puissions montrer la solidarité aussi bien dans l’action, que financièrement dans la lutte contre le terrorisme » a-t-il renchéri.
Il a rappelé que le sommet de Pau tenu en France a permis la création d’une coalition internationale dans la lutte contre le terrorisme, et ouverte à tous les pays qui veulent y contribuer aussi bien militairement qu’économiquement. Pour le chef de l’Etat, il est important que ces conclusions soient endossées par l’UA.

Addis Abeba: ouverture du sommet de l’Union Africaine

Le 33è sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) s’est ouvert ce dimanche à Addis-Abeba, sous le thème « Faire taire les armes d’ici 2020 : créer les conditions favorables au développement de l’Afrique ».
La recherche de solutions aux différentes crises du continent sera donc au centre des discussions.
Malgré l’objectif annoncé en 2013 de mettre fin aux conflits armés en Afrique d’ici 2020, le continent reste en proie à des difficultés sécuritaire.
La crise libyenne et le terrorisme au Sahel sont au cœur des débats mais aussi les crises en Afrique centrale.
Plusieurs chefs d’Etat ont fait le déplacement mais on note aussi des absents comme le président togolais Faure Gnassingbé qui est en campagne électorale pour la présidentielle, le président du Gabon, Ali Bongo pour raison de santé, le président Talon du Bénin, Paul Biya du Cameroun ou le roi du Maroc.