LES SERVICES SECRETS AMÉRICAINS SÉCURISENT OUATTARA ET LIVRENT SORO

À l’aube de Noël, Guillaume Soro a reçu un cadeau spécial des autorités ivoiriennes. Un mandat d’arrêt international alors que le député de Ferkéssédougou regagnait la Côte d’Ivoire après des mois en Europe. Selon les dernières informations, les services de renseignement américains auraient remis à leurs homologues ivoiriens des enregistrements sur la préparation d’un putsch par l’ancien chef rebelle. Voici pourquoi l’ex-chef rebelle et candidat à la présidentielle d’octobre 2020 figure de nouveau sur le banc des accusés.

Dans sa déclaration sur la première chaîne ivoirienne, le Procureur de la République Richard Adou révélait que « les éléments en possession des services de renseignement, dont un enregistrement sonore, établissent clairement que le projet devait être mis en œuvre incessamment ».

« Nous sommes en possession d’un enregistrement audio d’une douzaine de minutes dans lequel on l’entend (Guillaume Soro) évoquer un projet d’insurrection et de coup d’Etat » aurait affirmé un ministre ivoirien. « Selon une autre source gouvernementale, Soro y détaillerait comment il compte frapper le régime, ses relais, ses réseaux » rapporte le confrère Jeune Afrique.

Selon nos sources, ces enregistrements audio auraient été transmis aux services de renseignement ivoiriens par les services secrets américains. Ces derniers auraient intercepté des conversations entre Guillaume Soro et ses acolytes. Il se murmure également, tout bas, que « le sphinx de Daoukro », Henri Konan Bédié, incontournable personnage des divers feuilletons politiques ivoiriens, interviendrait dans cette affaire.

Ce scénario, encore flou, n’est pas sans rappeler « l’affaire des écoutes » dans laquelle était impliqué Guillaume Soro, en 2015, aux côtés du putschiste burkinabé Gilbert Diendéré. Ce jeudi 26 décembre, le Procureur de la République, Adou Richard Christophe devrait tenir une conférence de presse pour éclaircir l’affaire et préciser la véritable nature des faits reprochés à l’ex-président de l’Assemblée nationale.

M.P.C et Eric COULIBALY

Source : 7info